Eric Serra : Réédition des bandes originales de « NIKITA » ET « JEANNE D’ARC » – ACTUELLEMENT DANS LES BACS

De « Subway » au « Grand Bleu », du « Cinquième Elément » à « Jeanne D’Arc », Eric Serra réinvente la musique des films de Luc Besson au gré des contraintes techniques et visuelles.

Avec « Nikita », on quitte les abysses veloutés du « Grand Bleu » pour s’amarrer à un univers urbain plus violent. Eric Serra enregistre la musique dans son nouveau studio X-Plorer au début des années 90 et s’offre alors le best de la programmation synthétique. Il en exploite toutes les ressources. Les synthétiseurs se dotent de sonorités tièdes de bois et de cymbales.
A l’image du personnage incarné par Anne Parillaud, le saxo de Gilbert Dall’Anese adoucit ce climat d’accords mélancoliques et charnels (The free side). D’une plage à l’autre, nous suivons ce chemin sur lequel une femme, habillée de sa beauté butée, hésite entre force et fragilité, se confrontant à la dureté d’un monde définitivement masculin.

Avec « Jeanne D’Arc » (1999), Eric Serra aborde cette fois la partition d’un film historique où la musique symphonique prédomine. Il entame également sa collaboration avec l’orchestrateur Geoffrey Alexander. L’alchimie entre symphonique et synthétique est bluffante (Joan and the Wolves, Secrets of a Strange Wind). Enregistrée aux studios Abbey Road à Londres, la partition très inspirée virevolte, foisonne d’intentions, toujours ample (At One With You, The Messenger of God, Procession to Orleans).
La ligne mélodique s’exprime cette fois à la pointe de l’archet (Yolande), sur le souffle de la voix, comme un ultime hommage à Carl Off (Armaturam Dei, Angelus in Medio Ignis).
Et les cordes de vibrer d’une justesse remarquable. Un coup de maître.
Le Digipack offre photos inédites et documents intimes, comme ces notes manuscrites du père d’Eric avec lequel il a travaillé les textes en latin.

Le choix d’un support cartonné Digipack au graphisme élégant, agrémenté d’un livret fait en effet partie de ces nouvelles rééditions
A l’époque du téléchargement, la collection joue la carte du contenu et du contenant, et pour la première fois, le compositeur ouvre ses archives personnelles : maquettes inédites en titres bonus, sublimes photos de tournage, partitions annotées et comptes-rendus de séances de travail avec Besson se dévoilent dans ces nouveaux objets collectors.

Édition version Luxe
– format digipack
– livret 28 pages (Nikita) et 36 pages (Jeanne D’Arc) avec de nombreuses photos inédites, des commentaires d’Eric Serra, des archives personnelles, des documents de travail…
– clips vidéos bonus des singles « My heart calling » et « The Dark Side of Time ».

Et dès le mois de mai, la collection continue avec les éditions remastérisées de Léon et Le Cinquième Élément.